J'ai acheté mon premier cd en 1988 (Genesis "Invisible Touch") et j'en achète toujours. Un beau jour je me suis dis : "et si je dématérialisais toute ma cdthèque ?". Et sous linux en plus !

Afin d'éviter à tous ceux qui voudraient se lancer dans cette entreprise qui peut être de longue haleine de faire de mauvais choix (qu'il faudra rectifier plus tard) autant se poser la bonne question avant :

Sur quel matériel est ce que je compte écouter la musique dématérialisée le plus souvent ?

Dans mon cas c'était sur un Raspberry transformé en mediacenter via xbmc puis kodi et maintenant avec le Wetek, raccordé à ma chaine hifi (ampli / pré-ampli sony et enceintes JM LAB), ensuite sur mon ordinateur de bureau.

PS : Le nombre de cd accumulé pouvant être assez élevé (+ de 600 dans mon cas) j'ai grillé un lecteur / graveur de cd/dvd lors ce processus.

Après diverses recherches sur le web vous trouverez ci dessous mes choix : du format retenu, des logiciels utilisés ainsi que les paramétrages que j'ai pu faire sur ma distribution linux, une opensuse mais c'est valable sur n'importe quelle autre distribution.

I : Les bases

Environnement de bureau utilisé : KDE recommandé. Pourquoi ? Parce que les logiciels que je vais utiliser  Amarok / Soundkonverter et Flacon sont intégrés à KDE (bien qu'on puisse les utiliser sous GNOME et autres mais il faut installer et charger un paquet de librairies à chaque lancement.) 

Format sonore : Flac. Contrairement au mp3 c'est sans pertes.

Je ne relancerais pas le débat entre savoir si tout le monde à l'oreille fine pour percevoir toutes les différences entre un mp3 encodé en 320 kbps et un flac. C'est sans fin, mais au vu du prix ridiculement bas des disques durs autant prendre le meilleur pour n'avoir aucun regret par la suite.

Lecteur / Gestionnaire de musique : Amarok.

Application de conversion : SoundKonverter.

Renommage, Rectification des pistes : EasyTag.

Flacon : si d'aventure vous récupérez un album sous la forme d'un seul fichier *.flac mais avec un fichier *.cue.

Un autre utilitaire : DSD2FLAC pour certains fichiers sonores issus de CD Sacd.

Enfin si votre collection comporte plusieurs milliers de titres il semble judicieux d'installer un serveur LAMP comme expliqué dans un précédent article (suivre le lien) sur son ordinateur afin d'accélerer la mise à jour de nouveaux artistes & titres et rendre ainsi amarok plus fluide. 

Une fois cela effectué on lance amarok, se rendre dans le menu configuration puis configurer amarok.

amarok1.jpeg
amarok1.jpeg, nov. 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

remplissez à l'identique (cochez Utiliser une base de données My SQL externe),

Serveur : localhost et n'oubliez pas le Port : 3306

Utilisateur : dans mon cas c'est mon prénom que j'ai autorisé lors de la création de la base de données (3ème ligne)

mysql> GRANT ALL ON amarokdb.* TO bruno@localhost IDENTIFIED BY 'monmotdepasse';

puis le nom de la base de donnée : amarokdb

Fermez amarok et relancez le, normalement tout fonctionne et vous avez fait le plus dur !

II : Organisation de votre répertoire musical.

Tant qu'à faire pro autant l'être jusqu'au bout :

Dans mon dossier musique j'ai crée 26 répertoires (autant que de lettres de l'alphabet)

amarok2.jpeg
amarok2.jpeg, nov. 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et à l'intérieur de chaque répertoire un dossier par artiste :

amarok3.jpeg
amarok3.jpeg, nov. 2015

 

Afin d'avoir un classement chronologique dans l'arborescence

je rajoute l'année de sortie de l'album. (qui a dit que j'étais fan du Thin White Duke ?)

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors de prochains articles je présenterais les applications plus en détail.